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Résumé
La Côte d’Ivoire fait l’objet d’exploitation économique depuis 1893. Les nouveaux maîtres ont introduit la culture du cacao dans plusieurs zones de la colonie dont la région de l’Indénié. Les autorités coloniales ont encouragé cette culture pour alimenter les besoins de la métropole en matières premières, à la place des cultures de subsistance locales. Les méthodes d’imposition mêlaient incitations et coercitions, soutenues par des figures locales influentes comme les chefs traditionnels. Les Agni, initialement résistants, ont finalement adopté le cacao, voyant en lui une alternative économique après la crise du caoutchouc. Ce changement a contribué à de profondes mutations sociales et économiques. Il a favorisé l’individualisme, modifié la hiérarchie sociale, et provoqué une déforestation massive. La production cacaoyère a entraîné une compétition pour les terres, transformant le paysage naturel et social de la région. L’adoption de la cacaoculture dans l’Indénié a marqué un tournant dans l’économie et la structure sociale des Agni, intégrant des dynamiques coloniales tout en générant des impacts environnementaux et des inégalités socio-économiques durables.
